ECRIT PAR | Carine Colson

Interview de Muriel Glatin – Data Marketing : “on n’a vraiment pas à rougir de ce que nous faisons en France”

Interview de Muriel Glatin, Directrice conseil du pôle Data Agency, rédigée par Jonathan Loriaux et publiée le 02 novembre 2015 sur Badsender.com.

Comme chaque année, la DMA (Direct Marketing Association)organise son grand salon annuel. Cette année était un peu particulière dans la mesure où le salon a été renommé pour devenir “&THEN”. Quelques jours après le salon, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Muriel Glatin, Directrice Conseil chez Camp de Bases, qui a eu la chance d’accompagner la délégation française lors du salon. Elle nous raconte comment elle a perçu le salon et les grandes tendances marketing aux États-Unis.

Jonathan Loriaux : Cette année le salon qui s’appelait précédemment DMA a changé de nom pour devenir &THEN. Est-ce qu’il y a vraiment une différence par rapport aux éditions précédentes ? Est-ce que la formule s’est vraiment renouvelée ?

Muriel Glatin : La formule s’est effectivement renouvelée. Il y avait cette année un focus particulièrement mis sur la création d’interactivités entre les différents participants du salon, avec des formats de présentation beaucoup plus ouverts, laissant la parole et l’interactivité entre le « speaker » et son auditoire. La volonté est de faire de cet évènement un espace de networking et pas juste un lien ou « on vient chercher de l’information ».

Il y a eu une tentative de faire de certaines conférences de véritables workshops. Moins de conférences « PowerPoint », bien que  le format « best practices » marche toujours très bien, et plus d’espaces question-réponses.

Dans ce modèle de conférence, l’intervenant n’est pas un orateur, c’est un animateur – il va pousser les questions vers la salle. Quelquefois il essaie de les mettre plus ou moins en scène, il y en avait un qui présentait un tableau avec des questions pour un jeopardy et puis ouvrait progressivement les questions. Avec un peu de chance, la salle réagissait et quelquefois… ça ne réagissait pas du tout.

JL : Donc, c’est un peu mitigé en fonction du profil de l’orateur.

MG : Voilà. Exactement… de l’orateur, de l’espace, du sujet, … Néanmoins, cette volonté de créer de l’interactivité, du lien entre les participants est probablement une demande des visiteurs du salon. Il y a un second message qui a été porté dans cette édition, poussé, presque comme une injonction, en particulier par Mel Robins auprès des marketeurs pour leur dire: « il faut vous bouger ». Il faut vous bouger, il faut sortir de votre bureau. Il faut sortir de vos tableaux, de vos chiffres. Il faut regarder ce qui se passe autour de vous, il faut aller à la rencontre des autres même si vous ne les connaissez pas, même si vous ne comprenez pas ce qu’ils disent. C’est sa « théorie » des cinq secondes. Il faut pendant cinq secondes se laisser porter par son impulsion et ses idées premières. Il est toujours temps après de s’auto censurer et de se freiner. On a eu aussi tout ce discours-là qui nous était porté.

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  1. On parle beaucoup de programmatique, mais ca reste porte par de grands acteurs et c’est encore peu diffuse dans les entreprises. Le decalage, je le situerai plus au niveau de la diffusion et du deploiement au sein des entreprises ou en France on a encore un exercice d’evangelisation et d’acculturation a faire. Alors qu’aux Etats-Unis, j’ai le sentiment que la culture data est beaucoup plus diffusee au sein des equipes marketing.